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Renouer le dialogue quand le couple est en crise

Mis à jour : 17 oct. 2020





"tout couple qui réussit est un couple qui commence par échouer… c'est une petite phrase que tout couple devrait pouvoir aimantée sur tous les frigos des familles… le genre de phrase à sens ouvert; mi-déprimante, mi-stimulante, mais qui aide à tenir le coup… un petit mantra…

Tout couple qui réussit , est un couple qui commence à échouer, pourquoi ?



Chacun est libre d'interpréter à l'aune de son expérience, mais c'est le philosophe Pierre Zaoui qui l'écrit dans un long article de la revue du Crieur, il a aussi écrit "la traversée des catastrophes", on peut donc lui faire confiance pour nous parler de ce projet, éminemment absurde, fragile mais passionnant qu'est la vie de couple... l'article s'intitule "théorie du couple", parce que d'après Pierre Zaoui, le couple est destiné à échafauder en permanence des théories, pas seulement pour parler de la location des vacances ou de qui va s'occuper cette fois-ci du traitement anti-poux des enfants, mais pour prendre un peu de hauteur justement, s'inventer des lignes de conduite, des espèces de "morale minimum" en matière de monogamie, de cohabitation sous le même toit… de tout ce que l'on veut en fait !

De toute façon toutes ses théories produites par les couples sont vouées à être fausses et provisoires, mais c'est ce qui compte pour Pierre Zaoui; que les modalités bougent, qu'elles épousent les aléas, les imperfections de la vie, qu'elles restent en chantier permanent, car il y a deux écueils qui menacent tout le temps le couple, comme dans une traversée de Charrybe en Scylla, la pétrification idéale, que le couple se fige et se contemple en lui-même dans une image sociale très belle, fabriquée qui rend jaloux tous leurs amis, mais qui finit par les obliger à faire semblant et de l'autre côté l'avachissement paresseux si le couple cesse de s'inventer; en gros s'endort sur le canapé au lieu de penser…

Oui, le couple a l'air de finir mal en général, mais il conserve toujours une beauté; donner à penser avant, pendant, et après… "


Quand décider de suivre une thérapie de couple  ?

Communication rompue, incompréhension ou disputes : le recours à un spécialiste peut aider un couple à sortir de l’impasse. À condition de convaincre le conjoint de tenter l’aventure.

  • Difficile de crever l’abcès

  • Dépasser la peur d’être jugé

  • Susciter l’intérêt du conjoint

  • Renouer le dialogue

  • Conseil conjugal ou psychothérapeute

A chaque tentative pour persuader son mari de l’importance de rencontrer une conseillère conjugale, Blandine était renvoyée dans ses buts. Pourtant, de son point de vue, l’ennui et la routine minaient son couple : "C’était diffus mais destructeur. Les habitudes avaient remplacé le plaisir d’être ensemble, surtout depuis le départ des enfants." Blandine n’a pas baissé les bras, persuadée que leur relation était en jeu.


Difficile de crever l’abcès

"Le plus dur, c’est d’admettre que le couple bat de l’aile, constate Yves. Tant qu’il n’y a pas d’événement déclencheur, on fait l’autruche plutôt que de crever l’abcès." Lui se souvient d’avoir laissé tomber devant une compagne qui ne voulait pas entendre parler de thérapeute.

"L’éloignement professionnel avait cédé la place à l’éloignement tout court, mais nous ne parlions jamais de cette distance entre nous", regrette-t-il. "C’est difficile d’être dans la position de celui qui pointe les difficultés, renchérit Blandine. Devant l’incompréhension affichée de Roland, j’étais tentée de renoncer à agir."

Dépasser la peur d’être jugé

Même pris dans la tourmente d’une crise grave, "on conçoit difficilement d’aller déballer les problèmes de son couple devant un étranger", confie Jean-Louis. Pourtant, selon sa compagne Marie, ils sont passés à deux doigts de la rupture : "J’avais perdu la confiance de Jean-Louis et chaque discussion tournait à la dispute. Lui insistait pour consulter un psy, mais je ne supportais pas l’idée de rencontrer un inconnu qui aurait pu me juger."

Réticence, crainte ou fierté de se dire que l’on peut s’en sortir seul, les arguments ne manquent pas. "La peur d’entamer ce travail cache souvent une réelle appréhension de ce que l’on va découvrir", analyse Maryse Pascaud, conseillère conjugale et familiale dans le Gers, qui assimile ce déni de la souffrance à une protection. "Certains préfèrent ne rien savoir, plutôt que d’avoir ensuite à se remettre en question ou prendre des décisions importantes", regrette-t-elle.

Pourtant, il ne s’agit pas de se trouver en position d’accusé face à un tribunal, comme le redoute Marie, mais plutôt d’être écouté dans cet "état des lieux" du couple. "Nous sommes des facilitateurs de parole, continue Maryse Pascaud. Chacun peut exprimer ses doutes ou ses regrets face à un tiers, et nous aidons à rétablir le dialogue, sans heurts."

Susciter l’intérêt du conjoint

Faute de réussir à convaincre son mari, Blandine s’est décidée à consulter en solo. Avec ou sans lui, elle avait besoin de faire le point. "C’est fréquent de voir arriver une personne seule, constate Maryse Pascaud. On accueille la parole de celui qui ressent la nécessité de parler de sa relation conjugale telle qu’il la vit, à cet instant précis." Mais, comme le prouve son expérience, cette initiative provoque souvent l’intérêt du conjoint.

"J’ai parlé de mes entretiens à Roland, raconte Blandine. C’était suffisamment riche en questionnements et en retours de la part de cette conseillère conjugale pour qu’il s’y intéresse. Je crois qu’il a été touché que j’entreprenne ce travail et rassuré par ce que je lui en disais." Au troisième entretien, Roland a accepté de la suivre "puisqu’elle y tenait tant !"Une attitude qui est une forme de défense de la part de celui qui se présente comme "venant pour faire plaisir à son conjoint, relève Maryse Pascaud. Lors du premier entretien, il prétend ne rien avoir à dire, mais, une fois vérifié que ce n’était pas dangereux, les barrières tombent rapidement."

Renouer le dialogue

Si Yves a insisté auprès de sa compagne pour que tous les deux se fassent aider, c’était afin de renouer le dialogue : "Nous avions touché les limites de ce qu’il était possible de résoudre entre nous et il fallait passer la main." Il a su trouver les mots pour en convaincre Sophie : "Je l’ai persuadée qu’il ne s’agissait pas d’un règlement de comptes mais, au contraire, de clarifier la situation pour pouvoir avancer. C’est finalement elle qui a trouvé la personne que nous avons consultée."

Pour Marie, la détresse de Jean-Louis lui a fait dépasser sa peur : "Il souffrait, nous jouions avec le feu, pourtant ni l’un ni l’autre nous ne voulions d’une séparation." Jean-Louis a négocié avec sa femme un premier rendez-vous : le seul au cas où Marie n’y trouverait pas son compte !

Une sage décision, selon Maryse Pascaud, qui estime que "parfois le couple doit affronter le fait de se faire aider ou alors choisir de se ranger du côté de la séparation". Toutefois, précise-t-elle, "notre rôle n’est pas de "réparer" à tout prix, mais d’aider les conjoints à comprendre les raisons à l’origine des difficultés du couple. Parfois il nous arrive aussi d’accompagner une séparation en soutenant la prise de décision."

Conseil conjugal ou psychothérapeute

Les conseillers conjugaux exercent en libéral ou au sein d’associations, après avoir reçu une formation spécifique. Ils se définissent comme des généralistes qui viennent en aide aux couples, à raison de quatre à dix séances en moyenne, au rythme d’un ou deux rendez-vous par mois. Ils consultent aussi dans les services hospitaliers, PMI, planning familial.

Ils orientent parfois les conjoints vers une psychothérapie de couple, ce qui implique un engagement à plus long terme. Le psychothérapeute y aborde les conflits psychiques de chacun des partenaires. Il faut ensuite analyser la part de souffrance liée à l’histoire personnelle qui rejaillit sur la relation de couple, afin de dénouer, par exemple, le pourquoi d’échecs successifs ou de comportements récidivants.


La thérapie de couple : pour se parler différemment

Parler pour se comprendre et peut-être, sauver son couple. Parler pour sortir du tête à tête et de l’impasse dans laquelle se trouvent les deux partenaires. La thérapie de couple, une nouvelle chance ?

  • Se parler d’une autre façon

  • Les différentes approches de la thérapie de couple

  • Comment se déroule une thérapie de couple ?

  • Comment trouver un thérapeute de couple ?

La thérapie de couple a pour objectif d’aider un couple confronté à des difficultés affectives ou sexuelles à comprendre ses mésententes et à pacifier ses relations. Cette thérapie est souvent tentée pour éviter une séparation.

Mais il arrive aussi qu’elle la précipite si les conjoints en viennent à prendre conscience de divergences finalement insurmontables. Ou si l’un des deux utilise la thérapie comme médiation pour réussir à dire et expliquer son envie de partir.

Se parler d’une autre façon

Le thérapeute de couple n’est ni un avocat ni un confesseur : il ne prend pas partie, il n’arbitre pas, il ne juge pas. Son rôle consiste à aider les couples à se parler d’une autre façon. Dans la sincérité et en dehors des schémas relationnels dans lesquels ils ont pu s’enfermer (mutisme, colère, bouderie, larmes…). Ce qui n’empêche pas pour autant que des émotions s’expriment lors des séances.

Les différentes approches de la thérapie de couple

Les thérapeutes de couple ont recours à différentes approches selon leur sensibilité et leur formation.

De façon schématique :

  • dans une thérapie d’inspiration psychanalytique, les conjoints sont invités à se pencher sur d’éventuelles reproductions de leurs propres modèles parentaux ;

  • dans une approche systémique, l’attention est portée sur les interactions dans le couple et avec l’entourage ;

  • en s’appuyant sur l’analyse transactionnelle, le thérapeute travaille sur les difficultés de communication ;

  • les psychothérapeutes comportementalistes amènent le couple à inventorier des changements de comportements qui lui seraient bénéfiques.


Comment se déroule une thérapie de couple ?

La thérapie de couple peut durer quelques semaines ou se prolonger sur plusieurs mois. Le thérapeute peut recevoir les conjoints ensemble, ou séparément, ou tour à tour selon son approche et l’évolution des entretiens.

Une thérapie conjugale n’est pas incompatible avec une thérapie poursuivie par ailleurs à titre personnel ; elle ne peut pas non plus la remplacer si l’un des conjoints en ressent le besoin.


En complément Enquête du le 22/01/2019 dans La Croix

Un manque de communication peut être le signe ou l’origine de difficultés conjugales.

Voici quelques pistes pour réapprendre à se parler…


«Un dimanche, au cours d’un déjeuner, une violente altercation a éclaté entre mon père et mon épouse, au sujet d’un choix éducatif concernant l’un de nos enfants. Mon premier réflexe a été de prendre la défense de mon père. Après-coup, ma femme s’est trouvée dans un état de tension, de colère et de tristesse qui s’est prolongé bien au-delà de cette journée. Entre nous, la communication était brouillée. Nous avons alors décidé de coucher sur le papier ce que chacun avait vécu lors de ce déjeuner de famille. Nous avons ainsi pu confronter nos expériences, faire preuve de considération l’un envers l’autre. En d’autres occasions, malgré de nouveaux tiraillements autour de la table, mon épouse ne s’est pas énervée car nous étions en complicité.»


Le premier signe d’une fissure dans la relation

Le témoignage de Timothée, 39 ans, illustre la philosophie de « Vivre et Aimer ». Ce mouvement chrétien de la pastorale familiale propose à tous les couples des sessions d’un week-end pour les aider à mieux communiquer (lire ci-dessous).


« L’absence de communication est le premier signe d’une fissure dans la relation », prévient Erwan Launay, l’un des animateurs bénévoles. Les différences de perception d’un même événement peuvent créer des malentendus, générer des oppositions. Lorsque le non-dit s’accumule, la faille peut évoluer en fracture, jusqu’au clash.

Dans ces circonstances, l’écriture peut être en effet un outil précieux pour désamorcer la crise. On ne parle pas ici de textos ou de mails envoyés à la va-vite, sans réfléchir. Les conseillers conjugaux s’alarment d’ailleurs des effets dévastateurs que peuvent avoir ces messages instantanés chez les couples en crise. Il s’agit non pas « d’écrire » mais de « s’écrire ». Cela permet de recevoir la personne, dans une « écoute » totale, sans l’interrompre. Outre l’effet régulateur de ses propres émotions par le choix des mots, écrire permet aussi de mettre à distance ses difficultés.

« Se dévoiler, prendre conscience du sentiment vécu intérieurement par l’autre, partager ses faiblesses et ses fragilités, constitue la base du dialogue qui vient nourrir le couple », ajoute Erwan Launay. Cette expérience commune incite les partenaires à prendre ensuite le temps d’un petit rendez-vous quotidien, ne serait-ce qu’une dizaine de minutes, pour parler de leur journée, de leur ressenti sur toutes sortes de sujets comme les enfants, le travail, l’argent, la place de la belle-famille…


Le conjoint n’est pas là pour réparer nos blessures

Un déficit de communication peut être l’origine ou le symptôme d’une crise conjugale. Et il constitue l’un des motifs les plus fréquents de consultation. « Monsieur et Madame se parlent mais ne se comprennent plus, ne s’entendent plus, comme dans un dialogue de sourds », détaille Maylis Duffaut, conseillère conjugale et familiale au Cler-Amour et Famille.

En face d’un couple en crise, elle écoute d’abord les partenaires déverser l’un sur l’autre leurs frustrations. Puis, il s’agit de « faire le tri » entre ce qui appartient à la relation et ce qui s’ancre dans la vie personnelle de chacun. « Derrière les divergences sur la répartition des tâches, l’éducation des enfants, il y a la représentation que chacun se fait du couple, de la famille, héritée de son éducation. Chaque partenaire doit être au clair avec ses propres fragilités. L’autre n’est pas là pour réparer nos blessures », rappelle la conseillère conjugale. Dans certains cas, un accompagnement individuel peut s’avérer nécessaire.

Se familiariser avec les « langages de l’amour »

En temps de crise, il appartient à chaque conjoint de prendre sa part de responsabilité. Afin d’identifier leurs propres besoins, en relation avec leurs émotions, chacun peut s’appuyer sur les « langages de l’amour » (lire ci-dessous) afin de s’ajuster à l’autre.

Fort de son expérience de thérapeute de couple, le docteur Sylvain Mimoun plaide, lui, pour un usage régulier des compliments, qui renforcent l’élan mutuel. Lorsqu’un des deux conjoints fait un effort pour satisfaire l’autre, il est important qu’il en soit remercié. Et si on a besoin d’exprimer une déception ou un reproche, le spécialiste préconise de « commencer par du positif et de finir par le négatif » : « J’adore quand tu portes ce costume qui te va si bien, il te met plus en valeur que ton vieux jean qui te donne un air négligé. » Le conjoint, touché par ces paroles plaisantes, sera sans doute plus enclin à lui faire plaisir…

En cas de dispute, pour éviter des paroles blessantes, le thérapeute conseille d’aller faire un tour à pied avant de revenir vers l’autre. Enfin, pour resserrer des liens distendus, mieux vaut ne pas chercher à régler ses comptes mais plutôt à régler une situation. C’est-à-dire, s’en tenir aux faits. Au lieu de dire « tu es toujours énervé, désagréable », mieux vaut dire, « ce matin, j’aurais préféré que notre conversation ne tourne pas à l’invective ».

Pour les couples au bord de la rupture, voire déjà séparés, qui n’arrivent plus à communiquer, le mouvement « Retrouvaille, couples en crise » propose une méthode particulière de dialogue. Trois mois environ sont nécessaires pour accomplir entre eux un travail de discernement, à partir de questions et selon des règles précises, fondées entre autres sur les principes de la communication non violente. Ainsi, la règle est de ne parler que de soi, de son ressenti, de ses besoins, sans accuser l’autre. Pour éviter « le tu qui tue ».


La communication, c’est l’hygiène du couple

« Les couples en crise n’ont pas toujours conscience de l’origine du problème. Ils vont donc explorer différents sujets, leurs relations sociales, leur rythme de vie, leurs goûts, en apprenant à mieux s’écouter et se comprendre », explique Véronique Acar-Egnell.

Pour cette thérapeute familiale, la communication, c’est « l’hygiène du couple ». Or se parler en toute sincérité ne va pas forcément de soi. « Pour ne pas se confronter à l’autre, on adopte une stratégie d’évitement. Le ressentiment s’accumule, pollue la relation, la distance augmente. »

Autre raison invoquée : un manque d’éducation à la communication. « On n’apprend plus à s’écouter, à se parler en famille », déplore Véronique Acar-Egnell. Cela étant, assure-t-elle, « il n’est jamais trop tard pour entreprendre en couple une démarche authentique en vue de réamorcer un vrai dialogue ».

  • France Lebreton

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A écouter: En immersion dans l'intimité de couples en thérapie


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